Au sud de la Côte des Blancs, Vertus se blottit contre les derniers contreforts de L’Ile-de-France, que l’on distingue nettement aux lieux-dits “La Pierre aux Corbeaux” et aux “Falloises”. C’est de là que l’on découvre la plaine de la Champagne dominée par la butte-témoin du Mont-Aimé (240 mètres). Vertus est une ville très ancienne, dont le nom vient du latin Vertus ou Virotus, signifiant “vertu” (force virile).

Au moyen-âge, les comtes de Champagne dotèrent Vertus de plusieurs monastères : la collégiale St-Jean et les abbayes St-Sauveur, St-Martin (incendiée en 1167 et reconstruite plus tard en dehors de l’enceinte de la cité sous le nom de Notre-Dame). En 1080, on fortifia la ville par une ceinture de remparts. La châtellenie de Vertus faisait partie de la dot d’Isabelle de France (fille de Jean le Bon). Ce roi ayant été fait prisonnier par les Anglais, les habitants participèrent au paiement de la rançon réclamée pour sa libération.






En reconnaissance, il accorda à la Ville, en 1361, des armoiries (“d’argent au coeur de gueules traversée d’une flèche de sable ferrée au champ”) avec la devise “VIVIT POST FUNERA VIRTUS” (qui signifie : “le courage survit à la mort). Cette petite ville connut de nombreuses épreuves pendant la guerre de Cent Ans. Vertus sera une des dernières villes à résister devant les Anglais, qui n’hésiteront pas à la brûler en 1380. Elle fut également cruellement touchée lors de la dernière guerre mondiale. Mais elle sait toujours rester fidèle à sa devise et renaîtra de se cendres.